Les pieds sur terre, la tête dans les images

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Bonjour mes Chou(E)s du vendredi !

Je ne sais pas comment s’est passée votre semaine, la mienne fut… Montagnes russes. Me suis lancée dans l’action militante, ai rejoint le groupe citoyen « Collectif Contre Exhibit B » et prépare activement la contre-attaque. J’aurai l’occasion d’y revenir plus en détaillé les semaines à venir.
l’action militante = https://www.facebook.com/bamsnews/posts/740030816051404
Collectif Contre Exhibit B = https://www.facebook.com/contreexhibitB

Donc là, comme je vous le disais semaine dernière, j’ai juste besoin de couleurs, d’air, de place, d’espace où laisser aller, sans risque de me faire boxer l’âme, mon imaginaire. Entends-tu le bruit des bombes ? Non, pas celles qui tuent mais celles qui colorent, enchantent, racontent, donnent à voir le monde irréel. Les SpraY, l’instrument du graffeur, grâce à qui nos murs, sans vie, retrouvent une dignité.
Coup d’projo sur les deux artistes JunkY et HeK. Ils exposeront leurs toiles du 13 nov au 5 déc à la Galerie «Le Paris Urbain» – 51 rue de l’Échiquier 75 010 Paris –
Le thème de la rencontre sera celui de la marge, du «Hors les rangs», de «l’autre chose – autrement». L’intitulé de l’expo nous l’impose… « DÉVIANTS »
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Le thème m’attire d’autant plus que je connais de ces artistes un penchant certain à désarticuler le graff, le pousser au-delà du figuratif, de la déco, de l’Outline ( ces fameux lettrages où l’exterieur est d’une autre couleur ).
Junky et Hek collaborent depuis plus de 25 ans au sein de TJS «The Junkies Spray». Ils ont grandi ensemble à Gennevilliers (92) et j’aime assez ce splasH’ à la junkYtude qui trop souvent hante et sinistre nos quartiers de France. Chez HeK et JunkY, l’addiction est poétique, artistique et reste dangereuse. Je dois vous rappeler que lorsque les graffeurs, pour nous sortir de notre train-train quotidien, rhabillent nos murs, ils risquent… La prison !

JUNKY : https://www.facebook.com/JUNKYTJS
HEK : https://www.facebook.com/hek.tjs

Aujourd’hui le graff, le street art entrent dans les galeries et c’est tant mieux. Au moins un abri de création qui je l’espère, en plus, les fera vivre !!! Car les peintres vivent de leur travail si ils arrivent à vendre leurs oeuvres, c’est con mais sans ça, nous n’aurions droit qu’à nos peintures d’amateurs en vacances. Et j’sais pas pour vous mais, les chats, les paysages ou la bassine à mangue et banane de mamie ou du p’tit cousin sur le mur, heu… Comment dire… No comment ;)
Alors délectons nous d’eux, maintenant, vivants. Soutenons l’Art dès le départ.

Alors un grand bravo aux deux jeunes femmes, à peine trentenaire, Edna Mensah et Samia Eddequiouaq qui ont crée cette galerie « Le Paris Urbain ».
« Le Paris Urbain » = http://www.leparisurbain.com/
Edna-&-Samia-(1)

«L’esprit de notre galerie est avant tout la transmission d’une passion que nous avons développée pour l’art urbain. Nous souhaitons avoir un dialogue culturel, libre et sans tabou avec le visiteur. Notre intention est d’ouvrir les portes vers la découverte d’un mouvement artistique très riche et malgré tout encore parfois méconnu.» / Edna M.

Elles se rencontrent en première année d’ESE (école de commerce). Erasmus leur ouvre les routes de l’Europe, elles se retrouvent en quatrième année, moment clé où l’on monte un projet. Ensemble et autour de leur passion commune pour le Graff, «Le Paris Urbain» éclot.
La galerie a aujourd’hui un an et demi !!!
Tout y est fait pour que l’on pousse la porte.
Le lieu… La caverne d’Ali Baba façon cosy, deux espaces avec celui du sous sol. Ne le zappez pas, c’est là que se tiennent les ateliers où avec l’artiste de votre choix, vous réfléchirez à une personnalisation, d’une toile, d’un objet ou même d’un lieu. Par contre, je vous préviens tout de suite, c’n’est pour autant pas un atelier déco !
Vous serez accueillis chaleureusement… Edna et Samia ont le sourire jusqu’à dans les yeux. Elles les aiment ces artistes urbains, qu’ils soient graffeurs, du street art ou photographes. Elles aiment ce que leurs parcours racontent, la transgression salvatrice à la marche du monde qu’ils apportent et dans ce milieu… « d’Art » que nous, néophytes, hésitons à appréhender, elles nous encouragent, décryptent, et prennent le risque de proposer au grand public, aussi des artistes pas encore cotés. Car le monde de l’art a lui aussi ses codes, c’est la cote qui fait le laron. Elle fait monter le prix des toiles mais aussi celui de la galerie alors croyez moi qu’Edna & Samia sont de vraies intrépides. Que serait la jeunesse sans la fougue et cette folie qu’il faut pour changer le monde. Elle serait mort-née.
Chez elles, c’est la vie en mouvement qu’on célèbre. L’art urbain pulse d’une rythmique citadine que l’artiste orchestre pour nous. Variations sur un même thème : Liberté !!!
Alors que souhaiter à ces deux femmes : Du passage, des ventes pour que la notoriété pousse et les pare de crédibilité, essentielle pour ces Wall Street Girl qui ambitionnent pour demain de monter des événements pluridisciplinaires, hommages à la rue !!!
Rdv du 13 nov au 5 déc à la galerie «Le Paris Urbain»

Une attention lumineuse pour une personne que vous aimez, marre des portables impersonnels… Regardez comment Junky décline son art.
www.junky.bigcartel.com
http://custom2.fr

Comme je vous le disais, ai besoin de vent et fraîcheur aujourd’hui. En musique, je vous emmène en Angleterre avec Denai Moore !

Fini l’apnée ! Avec Denai Moore on a juste envie de sortir la tête de l’eau. Sa voix semble avoir traversé les temps et ses mélodies me ramènent en enfance. Ouais, c’est l’effet qu’elle me fait Denai. J’me sens bien au chaud près de la gougoutte de maman, blottie sur son épaule. Maman sourit, me caresse la tempe et me dit que je suis jolie. C’est l’effet Moore…
Elle a un truc sentimental que j’aime bien. Et si c’est rare, qu’une toute cutY comme elle, ne fasse pas le choix de la catinerie. Elle est en plus multi-instrumentiste, adjugé, j’la kiff !
Y’a de l’âme qui sort de sa bouche et même si je n’ai pas encore google-reversoEr ses paroles, je suis sûre que je ne serai pas déçue.

Son prochain EP est à paraître le 24 nov, ça sort chez Because. Et elle sera en première partie de SBTRKT le 18 nov dans ma salle préférée parisienne : Au Trianon. Go Denai, Go !!!

www.denaimoore.com
https://www.facebook.com/DenaiMooreMusic
iTunes – http://smarturl.it/TheLakeEP

Finissons sur un «sourire»… Vous le qualifierez vous même après avoir lu ce qui suit. Et c’est spécialement dédicacé à Mi Amor qui me charrie toujours d’être comme ma maman, qui emballe toujours les restes des repas même lorsqu’il reste une mini portion de lilliputien.
Je suis tombée dernièrement sur un papier racontant comment Rob Greenfield militant environnemental américain outré, à juste titre, du gaspillage de nourriture fait dans son pays, prit son vélo, traversa le pays et ne se nourrit exclusivement que de produit récupéré dans les poubelles.
Il faut savoir que plus de 40% de la nourriture produite chez les Cainris finissent ainsi. Flippant quand même, quand on connaît le nombre effarant de personnes qui meurent chaque jour de malnutrition dans le monde, un peu plus de 6 millions.
En Europe aussi, ce sont «89 millions de tonnes d’aliments qui finissent dans les poubelles, soit 282 kilos par seconde, 179 kg par an et par habitant en moyenne. 42% de ce gaspillage alimentaire proviennent des ménages et 39% des industries alimentaires».
Vous avez comme une indigestion… Attendez, c’est pas fini.
On a tous entendu parler de Mosanto, vous savez nos copains OGM en force, firme américaine qui génèrent des milliards d’euros. Au delà du « génétiquement modifié » qui rebute d’entrée de jeu, ce qui est en plus très dommageable avec le ogm c’est que contrairement par exemple au vrai maïs qui, une fois récolté, produira de lui-même les graines qui serviront à la prochaine récolte, l’OGM lui, non… Une fois récolté, il faut racheter des graines!
On sait tous que le pouvoir, les décisions ne sont plus, d’ailleurs l’ont elles un jour été, politiques mais économiques et industriels. Ce sont ces puissances là qui dirigent. Dans la majorité des pays industrialisés, leaders d’opinion, on ne fête pas Noël parce que c’est une belle fête ou parce que le Père Noël existe, non, on le fête car ça brasse énormément d’argent… Hein, les cadeaux qui approchent, on va bientôt tous les sentir passer.
Donc ce satané Mosanto distille sa propagande aux États du Monde avec leur … « Le monde dont l’Afrique ne produirait pas suffisamment pour nourrir toute la planète, soit disant les OGM assureraient un meilleur rendement, alors allez y OGMïser vos terres » et nos politiques nous resservent la soupe !
Même sans avoir fait la plus grande école de commerce, on se rend bien compte que si déjà les pays riches ne gaspillaient plus, ce que représente 40% de ( la population européenne= 512 millions + population américaine = 322 millions ) soit à peu près 334 millions de personnes pourrait être nourries juste par l’économie du gaspillage. Sachant qu’il en meure allez, 7 millions par an. CQFD, il faut dire la vérité, en gaspillant on tue des gens !!!

Alors pitié, avant que tout explose ici-bas, car un jour les pauvres vont bien manger les riches, arrêtez dans vos campagnes de lutte contre la faim de mettre des petits noirs morve au nez et bidons « héliumés », choisissez plutôt les actionnaires de ces groupes se goinfrant de $, un obèse américain dégoulinant de ketchup dévorant son hamburger, ou le visage du patron d’enseigne alimentaire qui refuse de redistribuer ses produits presque périmés prétextant le risque possible d’indigestion !

Arrêtez de nous la mettre.
L’Afrique et tous ses enfants ne sont pas le paillasson des pays riches !!!

Allez, à vendredi prochain.
J’espère n’avoir coupé l’appétit de personne… Au contraire, et comme disent nos mamans : « Finis ton assiette »

Light, Force & LoV’

Bams #5

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Sur l'auteur

Auteure, compositrice & Interprète indépendante. Amoureuse des mots, du beau, du dire, des êtres libres. Elle chante, rap, rock, electroïse, groove sa vision du monde.